Il existe des sentiers, là-haut tout près du ciel,
S’élançant à l’assaut de l’alpine citadelle,
Sentes qui ne dévoilent leurs infinies splendeurs
Qu’aux humbles pèlerins que sont les randonneurs.
De Val Daluis à Val d’Entraunes, entre Honorat et Mounier,
Etoiles et Edelweiss, ces sentiers balisés
S’élancent à l’assaut des premiers contreforts
De la grande muraille au somptueux décor.
Les senteurs maritimes à peine dissipées,
Ils s’enfoncent au cœur du royaume des bergers .
Chemins de transhumance aujourd’hui désertés,
Sauf encore par des hommes épris de liberté.
Des gorges de Saucha Negra aux sommets les plus hauts,
Les rochers vous enserrent en un puissant étau.
Au fur et à mesure que les maisons s’éloignent,
Ils pénètrent les entrailles de la haute montagne.
Et lorsque de Bouchanières ils franchissent le portail,
Taillés dans le granit comme une longue faille,
Si vous avez suivi ces chemins, ces chemins perchés,
Vous aurez parcouru mes sentiers tant aimés…
Yves

